Facebook en progression. Le réseau social américain Facebook a annoncé mercredi dernier un chiffre d’affaires de 16,9 milliards de dollars au quatrième trimestre 2018, en hausse de 30 % par rapport à la même période en 2017. Sur un an, celui-ci s’élève à 55 milliards, en augmentation de 37 % par rapport à 2017. Le bénéfice de la société est en hausse de 39 % en 2018.

Pourquoi ça compte. D’autres « Gafa », acronyme désignant les principales entreprises du numérique américaines, ont annoncé ces derniers jours des résultats en forte hausse. Alphabet, la maison-mère de Google, a vu ses ventes progresser de 23 % en 2018 et l’entreprise de commerce en ligne Amazon de 31 %. Les résultats de Facebook montrent que les révélations sur l’exploitation des données personnelles n’ont pas pesé sur l’activité de l’entreprise.

Sanction pour General Electric. Le ministère de l’Économie a annoncé ce mardi que le groupe industriel américain General Electric allait devoir créer « un fonds de réindustrialisation doté de 50 millions d’euros » en application des engagements pris lors de son acquisition de la branche énergie du groupe français Alstom en 2015. General Electric avait promis de créer ce fonds s’il ne parvenait pas à respecter son objectif d’avoir créé 1 000 emplois de plus qu’il n’en avait supprimés fin 2018, or le solde se limite à 25 créations d’emplois.

Pourquoi ça compte. Depuis ce rachat, la situation du conglomérat américain s’est dégradée, particulièrement celle de la branche énergie. Il a connu deux changements de PDG en à peine plus d’un an. General Electric est confronté à une désaffection du marché pour les centrales à gaz, son activité de turbines souffrant particulièrement.

Inquiétude de la Cour des comptes. La Cour des comptes, un organisme chargé du contrôle des dépenses publiques, s’inquiète dans son rapport annuel publié ce mercredi de l’évolution du budget de la France en 2019 et au-delà. Elle pointe un « scénario de finances publiques préoccupant » et « affecté de multiples fragilités ». Elle s’inquiète également d’une « dégradation rapide de l’environnement économique », notamment en Europe, qui pourrait remettre en cause les hypothèses du gouvernement sur l’évolution de la croissance économique.

Pourquoi ça compte. Le gouvernement a décidé de mesures économiques fin décembre, telles que la hausse de la prime d’activité ou la défiscalisation des heures supplémentaires, pour répondre au mouvement de contestation des « Gilets jaunes ». Le ministère de l’Économie a estimé que ces mesures feraient passer le déficit public de 2,8 % à 3,2 % du produit intérieur brut (PIB) en 2019. Il repasserait ainsi pour la première fois depuis 2016 au-dessus des 3 % exigés par les traités européens. La Cour des comptes attend du gouvernement qu’il annonce des mesures d’économies pour compenser une partie des annonces de décembre.