Licorne

Pourquoi on en parle. La société française spécialisée dans la prise de rendez-vous médicaux en ligne Doctolib est devenue une « licorne » en annonçant, le 19 mars, que sa valorisation dépassait le milliard d’euros, après avoir réalisé une nouvelle levée de fonds de 150 millions d’euros. Doctolib a expliqué avoir levé ces fonds pour « accélérer le déploiement de son service de téléconsultation » et « s’implanter dans de nouveaux pays », en plus de la France et de l’Allemagne.

En quoi ça consiste. Animal mythique à une corne, une « licorne » désigne en économie une entreprise du secteur des nouvelles technologies, non cotée en Bourse, dont la valorisation atteint au moins un milliard de dollars. Cette expression est issue d’une étude réalisée en 2013 par l’Américaine Aileen Lee, fondatrice d’un fonds d’investissement, sur la pertinence des investissements des fonds de capital-risque dans les start-up. Elle était arrivée à la conclusion que moins de 0,1 % des entreprises ayant levé des fonds atteignaient une valorisation supérieure à 1 milliard de dollars et avait choisi de qualifier ces entreprises rares de « licornes ». Réservé selon la définition d’Aileen Lee à des entreprises américaines de moins de 10 ans, le terme s’est depuis étendu à l’ensemble des entreprises du secteur des nouvelles technologies valorisées au moins un milliard de dollars, quels que soient leur pays d’origine et leur date de création. Le cabinet d’études américain CB Insights recensait, au 27 mars, 333 licornes à travers le monde, dont quatre françaises : la plateforme de covoiturage BlaBlacar, le service d’écoute de musique en streaming Deezer, la société d’hébergement de sites internet OVH et la plateforme de prise de rendez-vous médicaux Doctolib.