Amélioration des perspectives d’embauche. Les employeurs français anticipent 2,7 millions d’embauches en 2019, en hausse de 15 % par rapport à l’année précédente, soit près de 350 000 projets de recrutement supplémentaires, dans des secteurs tels que la restauration, le travail saisonnier, les services aux particuliers ou la construction, selon l’enquête annuelle sur les besoins en main-d’œuvre des entreprises publiée par Pôle emploi jeudi dernier. Cette enquête menée entre octobre et décembre 2018 s’appuie sur les réponses de 436 000 entreprises.

Pourquoi ça compte.
« Les intentions d’embauche sont cette année au plus haut depuis 10 ans », s’est réjoui Jean Bassères, le directeur général de Pôle emploi, à l’occasion de la présentation de l’étude. Ces perspectives s’expliquent en particulier par le turnover, les départs à la retraite et le développement de l’activité. Cependant, les employeurs anticipent des difficultés de recrutement pour 50 % de leurs embauches contre 44 % en 2018. Les freins mentionnés sont principalement le manque d’expérience des candidats, leur manque de motivation et des conditions de travail jugées défavorables.

Négociations UE-États-Unis. Le Conseil de l’Union européenne, qui réunit les ministres des États membres en fonction des sujets, a autorisé lundi la Commission européenne, la branche exécutive de l’UE, à entamer des négociations commerciales avec les États-Unis sur les droits de douane appliqués aux biens industriels et sur les processus visant à respecter les normes. Cette décision a été prise à la majorité qualifiée, malgré le désaccord de la France.

Pourquoi ça compte.
L’UE et les États-Unis sont l’un pour l’autre les premiers partenaires commerciaux. Selon une analyse économique menée par la Commission européenne, la suppression des droits de douane sur les biens industriels augmenterait les exportations de l’UE vers les États-Unis de 8 % d’ici 2033 et de 9 % dans le sens inverse.

Dons pour la reconstruction de Notre-Dame. Depuis l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris lundi soir, les promesses de dons approchent 900 millions d’euros pour financer la reconstruction de l’édifice. La société d’investissement de la famille Pinault a ainsi annoncé qu’elle allait débloquer 100 millions d’euros, la famille Bettencourt actionnaire de L’Oréal ainsi que le groupe de cosmétiques 200 millions d’euros, la famille Arnault et le groupe de luxe LVMH 200 millions d’euros, le groupe pétrolier Total 100 millions d’euros.

Pourquoi ça compte.
Cette mobilisation ne sera pas neutre pour le budget de l’État. Les entreprises et les particuliers peuvent en effet bénéficier d’un avantage fiscal lié à leurs dépenses en faveur du mécénat. Selon un rapport du sénateur des Yvelines Alain Schmitz (Les Républicains) sur le mécénat culturel publié en août, la dépense fiscale correspondante a atteint 930 millions d’euros en 2016.