Privatisation

Pourquoi on en parle. L’entreprise française de jeux d’argent et de hasard Française des Jeux (FDJ) a annoncé vendredi dernier avoir franchi la première étape de son projet de privatisation par voie d’introduction en bourse, le document d’enregistrement de cette opération ayant été approuvé par l’Autorité des marchés financiers, une autorité administrative indépendante. L’État français, qui détient actuellement 72 % du capital de la FDJ, souhaite en conserver environ 20 %.

En quoi ça consiste. La privatisation est une opération consistant à transférer au secteur privé la propriété de la majeure partie du capital d’une entreprise publique. Cette opération peut être réalisée à travers une introduction en bourse ou une revente d’actions. Si l’État conserve plus de la moitié des actions, il ne s’agit pas d’une privatisation au sens strict (même si on parle parfois de privatisation partielle), mais d’une ouverture du capital. La privatisation est préconisée par l’école du choix public, un courant de pensée fondé en 1962 par les économistes américains James Buchanan et Gordon Tullock. Estimant que les personnes agissant dans la sphère publique, telles que les responsables politiques et les fonctionnaires, sont mues par leur propre intérêt et non par l’intérêt général, cette école recommande de privatiser les entreprises publiques pour les soumettre à la concurrence et garantir ainsi une meilleure allocation des ressources. En France, la première vague de privatisations (1986-1988) a concerné le fabricant de verre Saint-Gobain, la banque Société générale ou encore la chaîne de télévision TF1. C’est le gouvernement de Lionel Jospin, entre 1997 et 2002, qui a le plus privatisé, avec des recettes d’environ 31 milliards d’euros.