Accord entre l’UE et la Chine. La Commission européenne et le gouvernement chinois ont annoncé mercredi dernier un accord reconnaissant 100 indications géographiques protégées (IGP) de produits européens en Chine et autant de produits chinois dans l’UE. Cet accord vise à préserver ces produits liés à une origine géographique – tels que la feta, le champagne ou l’Anji Bai Cha (thé blanc Anji) – des imitations et des usurpations. L’accord doit entrer en vigueur avant la fin 2020 après l’approbation du Conseil de l’UE (réunion des ministres) et du Parlement européen.

Pourquoi ça compte. Parmi les 100 produits européens concernés par l’accord, 26 sont français, essentiellement des vins, des spiritueux et le fromage de Roquefort ou les pruneaux d’Agen. La Chine est la deuxième destination des exportations agroalimentaires de l’UE, selon l’institut d’études européen Eurostat.

Rémunération des hauts dirigeants. La rémunération moyenne des hauts dirigeants des sociétés du CAC 40 a augmenté de 12 % en 2018 pour atteindre 5,8 millions d’euros, selon une étude publiée mercredi dernier par le cabinet d’analyse financière Proxinvest. Ce rapport annuel prend en compte l’ensemble des formes de rémunération des dirigeants (fixe, bonus, stock-options, actions gratuites, etc.). Une partie de la hausse est due à l’intégration en 2018 dans l’indice principal de la Bourse de Paris de l’éditeur de logiciels Dassault Systèmes, dont le directeur général a perçu l’an dernier 33,1 millions d’euros, dont 30,2 millions d’euros en actions.

Pourquoi ça compte. Proxinvest constate que les dirigeants des sociétés du CAC 40 gagnent en moyenne 90 fois plus que les salariés de ces mêmes sociétés, contre 73 fois en 2014. En application de la loi Pacte pour la croissance des entreprises, adoptée en avril, les sociétés françaises cotées en bourse devront désormais publier chaque année un « ratio d’équité » indiquant l’écart entre les rémunérations des dirigeants et le salaire moyen des salariés, ainsi que le salaire médian (une moitié gagne plus et l’autre moins).

Création d’emplois. Au troisième trimestre, l’emploi salarié dans le secteur privé a augmenté de 1,4 % sur un an, avec 263 200 créations nettes d’emploi, selon une étude publiée vendredi dernier par l’institut national de statistiques Insee. L’emploi salarié progresse dans tous les secteurs, à l’exception de l’intérim, où il a baissé de 1,2 % en un an (soit 10 000 emplois en moins).

Pourquoi ça compte. L’Insee estime que l’économie française génèrera cette année plus de 264 000 créations nettes d’emploi. Cette évolution permet de réduire le taux de chômage, à condition que les créations nettes d’emploi excèdent le solde entre les entrées sur le marché du travail et les sorties. Après avoir atteint un pic à 10,5 % au deuxième trimestre 2015, le taux de chômage s’élevait à 8,5 % au deuxième trimestre 2019, son plus bas niveau depuis 2009, selon l’Insee.