Stagnation de l’économie allemande. La croissance de l’économie allemande, première économie de l’Union européenne, a très faiblement progressé au troisième trimestre (+0,1 %), selon les données publiées jeudi dernier par l’institut de statistiques fédéral allemand Destatis. Ce dernier a également révisé le recul du PIB au deuxième trimestre, plus marqué qu’annoncé précédemment (-0,2 % au lieu de -0,1 %).

Pourquoi ça compte. En stagnation, l’économie allemande échappe à la récession qui est caractérisée par un recul du PIB pendant deux trimestres consécutifs. Lundi, la fédération de l’industrie allemande (BDI) et la confédération allemande des syndicats (DGB) ont appelé ensemble le gouvernement à revoir ses priorités budgétaires et à augmenter les investissements publics pour relancer la croissance. Cependant, ce dernier se refuse à revenir sur le principe d’un budget fédéral à l’équilibre.

Désinvestissement des énergies fossiles. La Banque européenne d’investissement (BEI), une institution financière de l’UE, a annoncé jeudi dernier qu’elle cesserait de financer les projets énergétiques en lien avec les énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) d’ici fin 2021. Elle s’est également fixé pour objectif d’investir 1 000 milliards d’euros d’ici 2030 dans des projets luttant contre le dérèglement climatique. La BEI emprunte de l’argent sur les marchés financiers pour octroyer ensuite des prêts à des conditions avantageuses permettant de financer des projets contribuant aux objectifs de l’UE.

Pourquoi ça compte. La BEI rejoint ainsi un mouvement plus large de désinvestissement des énergies fossiles. L’ONG américaine 350.org recense actuellement 1 145 organisations ayant pris un tel engagement. Le fonds souverain norvégien, le plus important fonds d’investissement détenu par un État, a annoncé en 2015 son désinvestissement du secteur du charbon, puis du secteur pétrolier en mars 2019.

Amende contre SFR. La DGCCRF (répression des fraudes), un service du ministère de l’Économie, a annoncé lundi avoir notifié une amende de 3,7 millions d’euros à l’opérateur français de télécommunications SFR en raison de « manquements répétés au respect des délais de paiement entre entreprises ». Selon l’enquête de la DGCCRF portant sur le deuxième semestre 2017, SFR a réglé 32 % de ses factures en retard, avec un « retard moyen pondéré » de 28 jours au-delà des délais de paiement légaux (généralement 60 jours, hors délais spécifiques). SFR avait déjà été condamné pour le même motif en 2015.

Pourquoi ça compte. Les délais de paiement entre entreprises ont un impact direct sur leur situation financière et sur l’économie en général. Lorsqu’un fournisseur n’est pas payé dans les temps par son client, il a souvent recours à l’endettement pour pouvoir maintenir son activité ou reporte sur ses propres fournisseurs le retard de paiement. Les retards de paiement peuvent être à l’origine de défaillances pour les créanciers qui les subissent. La DGCRRF a sanctionné cette année plus d’une centaine d’entreprises pour non-respect des délais de paiement légaux.