Vélo électrique. Le groupe français d’électroménager Seb a annoncé dimanche qu’il allait fabriquer Angell, le vélo électrique haut de gamme que s’apprête à commercialiser l’homme d’affaires Marc Simoncini, fondateur du site de rencontres Meetic. Seb, qui devient le partenaire industriel exclusif d’Angell, fabriquera ce vélo vendu à 2 690 euros dans son usine d’Is-sur-Tille en Côte-d’Or.

Pourquoi ça compte. Si le nombre de vélos vendus en France diminue depuis deux ans, le chiffre d’affaires du secteur a progressé de plus de 10 % en 2019 par rapport à 2018, selon Union Sport & Cycle, un syndicat professionnel. Cette hausse est liée à l’augmentation des ventes de vélos à assistance électrique, qui représentent désormais 45,2 % du marché en valeur.

Plan de relance européen. Emmanuel Macron et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont proposé lundi un plan de relance européen doté de 500 milliards d’euros pour faire face à la crise qui découle de l’épidémie de Covid-19. Ils suggèrent d’autoriser la Commission européenne à financer ce fonds en empruntant sur les marchés au nom de l’UE. Les deux pays prévoient que cette somme, figurant au budget de l’UE, soit transférée sous forme d’aides aux régions et aux secteurs les plus touchés par la crise. Cette proposition doit être acceptée par l’ensemble des États membres pour être applicable.

Pourquoi ça compte. Les dirigeants de neuf pays européens, dont la France, l’Espagne et l’Italie, avaient réclamé fin mars la création d’un « instrument commun de dette ». Plusieurs États s’y étaient opposés, comme l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas, estimant qu’il n’était pas nécessaire d’y recourir pour démontrer la solidarité au sein de l’UE. « La déclaration Macron-Merkel brise deux tabous : celui des transferts et celui de l’endettement commun », estime sur Twitter l’économiste français Jean Pisani-Ferry.

Huawei et les États-Unis. Le département du Commerce américain a annoncé vendredi dernier une mesure visant à empêcher le fabricant d’équipement de télécommunications chinois Huawei de se fournir en puces électroniques auprès d’entreprises étrangères. Les fournisseurs étrangers de Huawei utilisant des équipements de fabrication d’origine américaine devront désormais demander à l’administration américaine l’autorisation pour continuer à approvisionner le groupe chinois.

Pourquoi ça compte. L’exécutif américain soupçonne Huawei de collaborer avec l’État chinois à des fins d’espionnage et tente de convaincre les autres pays d’exclure le groupe chinois des appels d’offres pour la construction des réseaux mobiles de cinquième génération (5G). Ces nouvelles mesures s’ajoutent aux sanctions prises en mai 2019 interdisant à toutes les entreprises américaines d’utiliser du matériel fabriqué par des entreprises présentant un risque pour la sécurité nationale, dont Huawei. Le groupe chinois est actuellement dépendant de fournisseurs étrangers pour les puces de ses téléphones, tels que le taïwanais TSMC.