26 septembre 2018

Cette semaine, dans Brief.eco, nous nous penchons sur les traités de libre-échange. Nous nous intéressons aux emplois menacés par l’automatisation. Nous vous expliquons ce qu’est la CSG et nous vous posons une question sur des impôts surprenants.

Sanctions américaines. La haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, a annoncé ce lundi que l’UE allait créer une entité pour permettre aux entreprises européennes de continuer à commercer avec l’Iran, notamment acheter son pétrole, en contournant les sanctions américaines mises en place en août. Ce dispositif proposant un nouveau canal de paiement doit « rassurer les acteurs économiques qui ont un commerce légitime avec l’Iran », a-t-elle déclaré.

Pourquoi ça compte. Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé en mai le retrait de son pays de l’accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement de sanctions économiques contre l’Iran. En application de la loi américaine, ces sanctions sont également susceptibles de toucher des entreprises étrangères ayant un lien avec les États-Unis. Pour les éviter, plusieurs grandes entreprises européennes ont annoncé leur retrait du marché iranien, telles que Total, Daimler, Air Liquide ou PSA (Peugeot-Citroën). Une deuxième vague de sanctions doit entrer en vigueur en novembre.

Excédent prévu pour la Sécu. Le gouvernement a présenté ce mardi son projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Il prévoit que le régime général (qui concerne les salariés du secteur privé) et le Fonds de solidarité vieillesse (qui verse les cotisations retraite des chômeurs et le minimum vieillesse) dégageront un excédent de 700 millions d’euros en 2019, pour la première fois depuis 2001, après avoir atteint jusqu’à 28 milliards d’euros de déficit en 2010. Pour atteindre cet objectif, l’assurance maladie devra réaliser des économies de 3,8 milliards d’euros en 2019. Le gouvernement a également décidé de restreindre la revalorisation des pensions de retraite et des allocations familiales à un niveau inférieur à l’inflation.

Pourquoi ça compte. La Sécurité sociale est une institution créée en 1945 pour protéger les citoyens contre plusieurs risques (maladie, accidents du travail, vieillesse) et aider les familles. Pour la financer, les salariés, qui y sont obligatoirement affiliés, versent des cotisations salariales prélevées sur leur rémunération et les employeurs des cotisations patronales indexées sur la masse salariale. Les déficits de la Sécurité sociale ces 17 dernières années ont contribué à augmenter la dette publique. La dette des administrations de sécurité sociale atteignait 223,5 milliards d’euros fin mars, selon l’Insee, soit 9,9 % de la dette publique totale.

Rachat dans le luxe. Le groupe américain de luxe Michael Kors a annoncé ce mardi l’acquisition de la société italienne Versace pour 1,8 milliard d’euros. Michael Kors est spécialisé dans les sacs à main. Il ambitionne de devenir une « marque globale de mode et de luxe » regroupant différentes enseignes, à l’image des français LVMH (Louis Vuitton, Christian Dior, etc.) et Kering (Gucci, Yves Saint Laurent, etc.). L’an passé, il avait racheté la marque de chaussures britannique Jimmy Choo.

Pourquoi ça compte. Cette opération illustre la concentration qui s’opère dans le secteur de la mode et du luxe. Versace avait été fondée en 1978 par le styliste Gianni Versace avec son frère Santo et sa sœur Donatella. Selon une étude annuelle du cabinet Bain & Co, les ventes du secteur du luxe étaient en croissance de 5 % en 2017. Elles sont tirées par les moins de 35 ans, par le marché chinois, en progression de 20 % en 2017, et par les ventes en ligne.